The Kooples, Max & Laurie. Encore des gays.
C'est quoi, sortir avec quelqu'un ? C'est moche. C'est moche, comme expression, j'suis d'accord. Et l'idée ? L'idée du couple, c'est aussi moche ? Je sais pas. Est-ce que c'est aimer, simplement, aimer, se le dire, se le montrer, ou est-ce que c'est juste une case de plus, un moule social ? On vit dans un monde où l'amour aboutit au couple. Faut pas m'en vouloir, je raisonne comme ça aussi. Je suis un produit conforme, tu le sais très bien. J'ai des boxer Calvin Klein et un sac East Pack. On est bien, en M. Toutlemonde.
Mais dis-moi. Comment ça marche, dans ton monde ? Comment on s'aime ? Aimer, est-ce que c'est courir après les chimères, espérer, un instant, et foncer, aveugle, dans le mur de la réalité ? Est-ce que c'est se casser la gueule, tout le temps, tomber, pour planer une fraction de seconde et se fracasser par terre ? C'est usant, putain. De toute façon tu t'en branles, t'es amoureux de Marie-Jeanne, cette pétasse hippie. Des fois j'aimerais bien être à sa place. J'vivrais dans ta poche, bien au chaud, contre ta cuisse. Tu me prendrais dans tes doigts, tu ferais des miettes de moi. Roulée dans un peu de tabac, une feuille crystal qui laisserait voir mes couleurs. Allume-moi, allume-moi, fais-moi venir entre tes lèvres et puis brûler à planer jusqu'à mourir dans la bouche. Tu lui fais l'amour au moins trois fois par jour. Et tu payes. Tu payes cher. Dans tous les sens du terme. Je sais pas ce qu'elle te fait pour mériter autant. Peut-être qu'au final t'es plus maso que moi. Peut-être qu'au final t'es plus junkie que moi. Peut-être qu'au final t'es foutu. Moi aussi j'ai payé pour tes sourires. Et je paye encore aujourd'hui les sévices de ma dépendance.
C'est quoi, sortir avec quelqu'un ? C'est moche. C'est moche, comme expression, j'suis d'accord. Et l'idée ? L'idée du couple, c'est aussi moche ? Je sais pas. Est-ce que c'est aimer, simplement, aimer, se le dire, se le montrer, ou est-ce que c'est juste une case de plus, un moule social ? On vit dans un monde où l'amour aboutit au couple. Faut pas m'en vouloir, je raisonne comme ça aussi. Je suis un produit conforme, tu le sais très bien. J'ai des boxer Calvin Klein et un sac East Pack. On est bien, en M. Toutlemonde.
Mais dis-moi. Comment ça marche, dans ton monde ? Comment on s'aime ? Aimer, est-ce que c'est courir après les chimères, espérer, un instant, et foncer, aveugle, dans le mur de la réalité ? Est-ce que c'est se casser la gueule, tout le temps, tomber, pour planer une fraction de seconde et se fracasser par terre ? C'est usant, putain. De toute façon tu t'en branles, t'es amoureux de Marie-Jeanne, cette pétasse hippie. Des fois j'aimerais bien être à sa place. J'vivrais dans ta poche, bien au chaud, contre ta cuisse. Tu me prendrais dans tes doigts, tu ferais des miettes de moi. Roulée dans un peu de tabac, une feuille crystal qui laisserait voir mes couleurs. Allume-moi, allume-moi, fais-moi venir entre tes lèvres et puis brûler à planer jusqu'à mourir dans la bouche. Tu lui fais l'amour au moins trois fois par jour. Et tu payes. Tu payes cher. Dans tous les sens du terme. Je sais pas ce qu'elle te fait pour mériter autant. Peut-être qu'au final t'es plus maso que moi. Peut-être qu'au final t'es plus junkie que moi. Peut-être qu'au final t'es foutu. Moi aussi j'ai payé pour tes sourires. Et je paye encore aujourd'hui les sévices de ma dépendance.
Elle aura ma peau, cette putain aux yeux bleus, celle qui s'enferme dans une bulle de verre, que tu peux voir, mais jamais avoir. Avec ses bas résille et ses rails de coke. T'auras du mal à te faire encore passer pour un ange.
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