mardi 27 décembre 2011
vendredi 16 décembre 2011
Virtual Boy - Mass
The Kooples, Max & Laurie. Encore des gays.
C'est quoi, sortir avec quelqu'un ? C'est moche. C'est moche, comme expression, j'suis d'accord. Et l'idée ? L'idée du couple, c'est aussi moche ? Je sais pas. Est-ce que c'est aimer, simplement, aimer, se le dire, se le montrer, ou est-ce que c'est juste une case de plus, un moule social ? On vit dans un monde où l'amour aboutit au couple. Faut pas m'en vouloir, je raisonne comme ça aussi. Je suis un produit conforme, tu le sais très bien. J'ai des boxer Calvin Klein et un sac East Pack. On est bien, en M. Toutlemonde.
Mais dis-moi. Comment ça marche, dans ton monde ? Comment on s'aime ? Aimer, est-ce que c'est courir après les chimères, espérer, un instant, et foncer, aveugle, dans le mur de la réalité ? Est-ce que c'est se casser la gueule, tout le temps, tomber, pour planer une fraction de seconde et se fracasser par terre ? C'est usant, putain. De toute façon tu t'en branles, t'es amoureux de Marie-Jeanne, cette pétasse hippie. Des fois j'aimerais bien être à sa place. J'vivrais dans ta poche, bien au chaud, contre ta cuisse. Tu me prendrais dans tes doigts, tu ferais des miettes de moi. Roulée dans un peu de tabac, une feuille crystal qui laisserait voir mes couleurs. Allume-moi, allume-moi, fais-moi venir entre tes lèvres et puis brûler à planer jusqu'à mourir dans la bouche. Tu lui fais l'amour au moins trois fois par jour. Et tu payes. Tu payes cher. Dans tous les sens du terme. Je sais pas ce qu'elle te fait pour mériter autant. Peut-être qu'au final t'es plus maso que moi. Peut-être qu'au final t'es plus junkie que moi. Peut-être qu'au final t'es foutu. Moi aussi j'ai payé pour tes sourires. Et je paye encore aujourd'hui les sévices de ma dépendance.
C'est quoi, sortir avec quelqu'un ? C'est moche. C'est moche, comme expression, j'suis d'accord. Et l'idée ? L'idée du couple, c'est aussi moche ? Je sais pas. Est-ce que c'est aimer, simplement, aimer, se le dire, se le montrer, ou est-ce que c'est juste une case de plus, un moule social ? On vit dans un monde où l'amour aboutit au couple. Faut pas m'en vouloir, je raisonne comme ça aussi. Je suis un produit conforme, tu le sais très bien. J'ai des boxer Calvin Klein et un sac East Pack. On est bien, en M. Toutlemonde.
Mais dis-moi. Comment ça marche, dans ton monde ? Comment on s'aime ? Aimer, est-ce que c'est courir après les chimères, espérer, un instant, et foncer, aveugle, dans le mur de la réalité ? Est-ce que c'est se casser la gueule, tout le temps, tomber, pour planer une fraction de seconde et se fracasser par terre ? C'est usant, putain. De toute façon tu t'en branles, t'es amoureux de Marie-Jeanne, cette pétasse hippie. Des fois j'aimerais bien être à sa place. J'vivrais dans ta poche, bien au chaud, contre ta cuisse. Tu me prendrais dans tes doigts, tu ferais des miettes de moi. Roulée dans un peu de tabac, une feuille crystal qui laisserait voir mes couleurs. Allume-moi, allume-moi, fais-moi venir entre tes lèvres et puis brûler à planer jusqu'à mourir dans la bouche. Tu lui fais l'amour au moins trois fois par jour. Et tu payes. Tu payes cher. Dans tous les sens du terme. Je sais pas ce qu'elle te fait pour mériter autant. Peut-être qu'au final t'es plus maso que moi. Peut-être qu'au final t'es plus junkie que moi. Peut-être qu'au final t'es foutu. Moi aussi j'ai payé pour tes sourires. Et je paye encore aujourd'hui les sévices de ma dépendance.
Elle aura ma peau, cette putain aux yeux bleus, celle qui s'enferme dans une bulle de verre, que tu peux voir, mais jamais avoir. Avec ses bas résille et ses rails de coke. T'auras du mal à te faire encore passer pour un ange.
dimanche 11 décembre 2011
Rouge catin.
J'fume et j'me fais tèj', c'est ça ? D'une certaine manière, si on veut. Oui. Mais je l'aime bien quand même ; d'ailleurs j'ai oublié pourquoi je devais le taper. Bref. On était seuls, il faisait froid, et on était un peu bourrés, aussi. Raides, complètement. Entre tremblements et tachycardie mon corps balance. J'suis comme une putain de marionnette, et c'est toi qui tires les ficelles. Y'a eu une éternité de que dalle, de têtes qui dodelinent, qui essayent de se rencontrer mais qui s'arrêtent, par peur sans doute. Reviens. Reste. Le temps que mes membres désarticulés se mettent en marche tout seuls. Temps qui s'arrête. Y'a encore une seconde, tu te foutais des claques mentales parce que putain, le trophée de deux ans d'attente brille juste devant tes yeux et toi tu réagis pas. Et puis tu réalises. T'as une putain de pâteuse mais tu t'en branles. Tu l'as fait.
Dans le château fort, des Alos courent à poil en s'arrosant de chantilly. Jacques de Compostelle et l'autre dont je ne me souviens plus du surnom. Elle est toujours là, la petite tête de blasée. Et puis y'a l'autre, complètement pleine mais toujours aussi bonne, qui te fait des propositions indécentes. T'acceptes un peu mais pas trop, rien de bien condamnable. T'as le pied niqué, ça te casse les couilles. Tu fais avec. Tu vas tenir compagnie à la machine à laver et à la jolie blonde qui fume sa clope par le velux. Ça paraît tellement irréel. Tu t'en rends pas compte sur le moment, je crois, en fait t'est trop bourrée. On a vu passer des rainettes, des oreillers pleins de gerbe et Compostelle, ou Jacques je sais plus. Coup de chaud, coup de froid, coup de chaud. Je reviens je vais taxer une clope.
Et puis t'as le retour à la réalité, brutal. Big Bad Wolf est toujours le même, sans ses dents et même sans ses couilles, tu peux le croquer, le bouffer tout cru, il t'appartient pas pour autant. Lundi tu seras étrangère.
La lune était au moins aussi pleine que moi, on a bien failli la toucher. Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
Inscription à :
Articles (Atom)